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Pas besoin de démontrer que le déploiement de la fibre optique est en pleine croissance: que ce soient pour les réseaux d’initiative publique FTTH/PON, la mise à niveau des liaisons nationales très haut débit (100G/400G) ou encore la préparation de nouveaux services, tels que la 5G, la fibre est partout!.

Retour de boucle?

L’une des conditions essentielles pour que les nouveaux services ou ceux mis à niveau fonctionnent de manière optimale et fiable est que les réseaux optiques physiques sur lesquels ils reposent ne présentent pas de défauts. S’il s’agit d’un nouveau lien ou d’un nouveau réseau, cela implique de vérifier que les fibres optiques ont été installées correctement dès le départ. Dans le cas de réseaux existants, cela implique de vérifier que les fibres optiques sont toujours en bon état et qu’aucun changement significatif n’a eu lieu depuis le déploiement d’origine (des sections peuvent avoir été remplacées/réparées).

Dans ces cas-là, l’approche la plus rigoureuse consiste à certifier les fibres optiques en les testant dans les deux sens (on parle de mesures bi-directionnelle ou bi-dir). Mais y a-t-il une méthode meilleure qu’une autre pour tester les fibres dans les deux sens? Laquelle est la plus rapide? Laquelle est la plus précise?

Ce n’est pas la première fois que nous abordons le sujet des tests de fibre optique bidirectionnels dans des articles de ce blog, par exemple, les tests bidirectionnels et la manière de réduire le temps de réalisation de ces tests de moitié. Les raisons d’effectuer des tests bidirectionnels sont nombreuses. Avec un OTDR, cela permet d’effectuer des mesures plus précises en détectant plus d’événements et en diagnostiquant plus facilement les problèmes.

Des événements dissimulés

Les tests de réflectométrie optique bidirectionnels peuvent révéler des événements dissimulés dans les « zones mortes » de l’OTDR. Cela signifie que des événements proches les uns des autres (connecteurs ou épissures) passent parfois inaperçus et apparaissent en tant qu’événement unique. En effet, la lumière réfléchie (ou rétrodiffusée) du premier événement masque la lumière réfléchie d’un événement proche, situé immédiatement après le premier, et le réflectomètre peut alors le confondre ou le manquer. Des tests réalisés depuis l’extrémité distante de la liaison fibre optique révèleront le second événement, offrant ainsi une visibilité plus précise de l’état réel/actuel de la liaison.

Les gains

Les différences entre les fabricants de fibres optiques ou même entre les lots de fabrication peuvent entraîner des disparités de coefficient de rétrodiffusion d’une fibre optique. Ces fibres, lorsqu’elles sont soudées, peuvent alors faire apparaître un « gain ». Effectuer des tests OTDR bidirectionnels est la seule manière d’obtenir la perte réelle d’une épissure ou d’un connecteur sur une liaison optique avec des sections de type différent, ce qui peut vous aider à déterminer si une épissure, un connecteur ou une section de la fibre optique pose réellement un problème et s’il faut le ou la remplacer.

Réaliser des tests OTDR bidirectionnels présente clairement des avantages et la question est donc de savoir quelle est la meilleure manière d’effectuer ces tests et s’il existe des limites. Il y a trois manières d’effectuer ce type de test:

  1. Avec deux réflectos : un réflecto à chaque extrémité du lien testé
  2. Avec un seul réflecto : déplacé d’une extrémité à l’autre du lien
  3. Avec un seul réflecto et une bobine utilisée comme une boucle à l’extrémité du lien

Les seules options réalistes et pratiques, (en termes de temps – déplacement compris) sont les options 1 et 3.

Le premier désavantage évident de l’option 1 est le coût potentiel qu’implique l’utilisation de deux réflectomètres, contre un appareil unique pour l’option 3. De plus, avec la troisième option, vous pouvez tester deux fibres à la fois : en bouclant la fibre 1 avec la fibre 2 à l’extrémité et en déplaçant l’OTDR de la fibre 1 à la fibre 2 là où l’OTDR se trouve. Il serait donc compréhensible que vous choisissiez l’option 3 sans hésiter.

Cette méthode implique cependant une manipulation. Vous devez réaliser un test OTDR dans une direction, puis le déconnecter de la fibre 1, inspecter et connecter la fibre 2, puis relancer manuellement le test. De plus, il est recommandé d’effectuer un test de continuité avant le test OTDR pour vous assurer que la bobine de bouclage connecte bien la fibre 1 à la fibre 2 (et qu’il n’y a pas d’inversion). Avec l’option 1, cette manipulation n’est pas nécessaire, car un réflectomètre optique est connecté à chaque extrémité de la fibre optique. De plus, il existe des solutions (comme l’application FiberComplete de VIAVI) qui vérifie la continuité avant de lancer automatiquement les tests OTDR dans les deux sens. VIAVI a testé ces deux approches en comparant notre solution FiberComplete entièrement automatisée à la méthode du test OTDR en bouclage. En matière de temps de test total (qui comprend l’installation, l’inspection des connecteurs optiques et le temps de test réel), la différence n’est que marginale. Le temps supplémentaire nécessaire pour l’approche avec bouclage (contrôle de continuité, test OTDR, déconnexion, inspection, reconnexion et reprise du test) est à peu de choses près égal au temps que prend FiberComplete pour réaliser l’échange automatique des données de paramétrage entre les appareils proche et distant, réaliser le test bidirectionnel et récupérer les résultats depuis l’unité distante.

Alors si le temps de test n’est pas réellement déterminant, le choix se limite-t-il au prix de l’équipement ? La réponse est non. Ce qui compte en réalité est la longueur totale du lien fibre optique testé. Laissez-moi vous expliquer.

Nous avons déjà abordé la question plus haut en expliquant qu’avec le bouclage, il est possible de tester deux fibres à la fois. Et ces deux fibres constituent ainsi une fibre deux fois plus longue. Si les sites A et B sont distants de 10 km, la longueur totale de la fibre optique testée sera de 2 x 10 km = 20 km.

La distance prend toute son importance si le but est de pouvoir détecter tous les événements sur les deux fibres bouclées. Jusqu’à environ 20 km, vous pouvez tester les deux fibres optiques bouclées et bénéficier d’une bonne détection des événements et de mesures précises. Ceci permet des mises en correspondance fiables des événements lors de l’alignement des résultats des tests réalisés dans chaque direction pour en effectuer l’analyse et obtenir des moyennes. Mais lorsque la longueur totale des deux fibres bouclées dépasse les 20 km, l’impulsion utilisée par l’OTDR pour pouvoir faire les mesures sur une longue distance commence à affecter la qualité de la détection des événements et la précision des mesures. Ainsi, pour une distance totale jusqu’à 20 km, la méthode par bouclage fonctionne très bien et permet de détecter tous les événements sur chacune des fibres. Au-delà de cette longueur totale, il vaut mieux se tourner vers une solution de test véritablement bidirectionnelle (cas d’utilisation 1 et 2).

Le tableau suivant résume les avantages et inconvénients de chaque cas:

PrixTemps de testFacilité d’utilisationLimite de distance
1 = deux OTDR
2 = un OTDR
3 = un OTDR + une bobine supplémentaire pour la boucle

 

L’aspect le plus important à prendre en compte lors du choix de la méthode est donc l’application, et plus spécifiquement, la longueur totale du lien fibre optique testé. Un test véritablement bidirectionnel et entièrement automatisé avec deux réflectomètres optiques conviendra mieux aux liens plus longs, alors qu’un OTDR unique avec la méthode du bouclage sera parfaitement adapté aux distances plus courtes, jusqu’à environ 20 km. Cela signifie que la méthode du bouclage constitue une bonne approche pour les applications de réseaux d’accès, car il offre un équilibre optimal entre le prix/le temps de test, la facilité d’utilisation et la distance totale testée.

Pour plus d’informations, veuillez consulter nos pages Tests de fibre optique ou Test de réflectomtries optique. J’espère vous retrouver pour la Partie 2, au cours de laquelle nous aborderons le thème des tests bidirectionnels des réseaux PON.

 

Douglas Clague est actuellement responsable du service marketing communication pour les solutions de fibre optique chez VIAVI. Doug possède plus de 20 ans d’expérience dans le domaine des tests et des mesures, principalement dans les technologies relatives à la fibre optique et aux câbles utilisées à l’appui du secteur des télécommunications. Avant de travailler chez VIAVI, Doug a été ingénieur en production puis responsable avant-vente et responsable marketing-vente. Doug a participé à de nombreuses commissions influentes dans le secteur des technologies de la fibre optique et des câbles. Il a étudié à l’Université Brunel de Londres et a obtenu un Honours degree en ingénierie électrique et électronique..

 

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