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FTTH-PON Q and A

Pendant notre webinaire organisé en partenariat avec Light Reading, intitulé  « Un déploiement et une maintenance efficaces des réseaux FTTH/PON ». (Lessons Learned: Efficient Deployment & Maintenance of FTTH/PON Networks), de nombreuses questions ont été posées par les participants sur ce sujet. Nous avons pensé que ces questions et leurs réponses sont intéressantes pour les personnes n’ayant pas assisté au webinaire. Si vous souhaitez visionner l’enregistrement du webinaire (en anglais), veuillez consulter la page Light Reading Testapedia. 

Q. Comment la propreté des connecteurs est-elle assurée après l’installation, notamment dans les zones très humides ou très sèches ?

R. Une fois que deux connecteurs sont reliés, ils sont maintenus connectés par la haute pression. Si un connecteur n’est pas encore connecté à un équipement ou à un autre connecteur, il devra être inspecté de nouveau avant la connexion finale. La page Web « Toujours inspecter avant de connecter » propose une série de vidéos présentant les meilleures pratiques et considérations relatives à l’inspection et au nettoyage des connecteurs de fibre optique.

Q. Dans les réseaux FTTH/PON, le  couplage en cascade présente-t-il des avantages majeurs ?

R. Cela dépend de la topologie et de la densité du réseau. Si le réseau est dense, comme dans les villes (immeubles, etc.), alors un couplage simple est préférable. Le couplage en cascade est plus couramment utilisé dans les zones moins denses, couvrant de plus longues distances.

Q. Avez-vous des commentaires à faire concernant les défis à relever par les opérateurs alors que les réseaux PON commencent à supporter des services traditionnellement séparés (services aux particuliers, services aux entreprises et réseaux sans fil dans le cadre de la 5G) ? (Les opérateurs utilisent habituellement un personnel spécialisé pour chaque secteur commercial. La convergence de ces secteurs implique que de nombreuses personnes seront amenées à manipuler les fibres optiques et ses composants passifs, ce qui risque d’affecter leur fiabilité.)

R. Cela constitue en effet un véritable défi. On ne peut pas manipuler la fibre de la même manière que le cuivre. Une manipulation spécifique et adaptée des câbles, connecteurs et autres composants passifs est nécessaire et essentielle. Certains opérateurs nous ont affirmé qu’ils avaient trois fois plus de problèmes avec le FTTH qu’avec le DSL.

Q. Que pensez-vous de l’utilisation de fibres ruban MPO afin de réduire le nombre de connecteurs à tester ?

R. Nous avons entendu parler de réseaux où les connecteurs MPO avaient justement été adoptés pour cette raison. L’idée d’automatiser les mesures d’un grand nombre de fibres via les connecteurs MPO est très intéressante. VIAVI propose un commutateur optique pour câble MPO pouvant être utilisé avec nos réflectomètres optiques (OTDR) et une simple application logicielle afin d’automatiser les tests et certifications des fibres MPO. L’inspection des connecteurs MPO est également possible grâce à un microscope entièrement automatisé, capable de vérifier et de certifier (avec analyse succès/échec) un ruban MPO 12 fibres en 12 secondes environ. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre site Web concernant les Tests des connecteurs optiques multifibres tels que le MPO.

Q. Conseillez-vous aux opérateurs de demander un cahier de recette suite aux tests d’acceptation, lequel pourra être utilisé à l’avenir en tant que référence afin d’identifier les dégradations du réseau de distribution ?

R. Oui, absolument. Et avec les solutions de stockage de données dans le cloud (telles que VIAVI StrataSync), il est désormais plus facile de gérer des grandes quantités de résultats de tests de fibre optique et d’effectuer des analyses afin d’identifier d’éventuelles dégradations physiques du réseau.

Q. Quelle est la longueur de bobine amorce recommandée pour caractériser le premier et le dernier connecteur ?

R. Cela dépend principalement des zones mortes (ADZ) de l’OTDR et de la disponibilité ou non d’une fonction d’impulsions multiples. Avec une fonction d’impulsions multiples, il devient possible de voir des événements très proches du réflectomètre (OTDR), même si la liaison testée est très longue. Les réflectomètres optiques de VIAVI disposent justement d’une telle fonctionnalité, appelée SmartAcq. Pour en savoir plus sur le sujet, lisez cet article de blog sur les tests de fibre optique. En ce qui concerne la longueur de la bobine amorce, nous recommandons l’utilisation d’un câble de 20 m minimum lorsque le réflectomètre est équipé de la fonction d’impulsions multiples.

Q. Pourquoi est-il recommandé d’utiliser une longueur d’ondes de 1 550 nm (plutôt que 1 490 nm) sur les réseaux GPON en ce qui concerne les tests d’acceptation ? Cette recommandation vaut-elle aussi pour l’activation de service ?

R. Nous avons préparé un livre blanc PON sur le sujet. En bref, pour certifier l’installation d’une liaison fibre optique d’un réseau PON à l’aide d’un réflectomètre optique (OTDR) et/ou d’une source optique et d’un photomètre, les  longueurs d’ondes classiques (1 310/1 550 nm) suffisent et fournissent les mêmes résultats qu’à 1 490 nm. Par contre, lors de la mise en service et la recherche de panne sur un réseau déjà en service, il est essentiel d’effectuer les tests à 1 490 nm avec un photomètre PON sélectif.

Q. En ce qui concerne la caractérisation de la fibre, est-il nécessaire de disposer d’un réflectomètre (OTDR) avec les longueurs d’onde 1 310 et 1 550 nm ou est-ce-que 1 650 nm suffit-il ?

R. La caractérisation de la fibre est généralement effectuée à deux longueurs d’ondes : 1 310 nm et 1 550 nm. Le fait de tester à ces deux longueurs d’ondes permet de détecter les courbures.

Q. Pour faire des mesures sur un réseau GPON, recommandez-vous le SmartOTDR ou bien un autre modèle spécifique ?

R. Pour un réseau GPON standard avec un coupleur jusqu’à 1:64, le SmartOTDR 100B est parfait.

Q. Qui certifie les mesures et le réseau ?

R. C’est habituellement la responsabilité du sous-traitant ou des personnes responsables de l’installation. Ils doivent en général fournir au propriétaire/à l’opérateur « un cahier de recette » suite aux mesures effectuées sur le réseau installé afin d’être payés.

Q. Pourquoi n’utilise-t-on pas d’amplificateurs sur les réseaux GPON ?

R. Les amplificateurs optiques ne fonctionnent qu’en bande C, autour de 1 550 nm. De plus, les réseaux PON (Passive Optical Network, ou réseau optique « passif ») ne contiennent par définition aucun élément actif.

Q. Je ne dispose pas de système de localisation des défauts. Cela permettrait un rétablissement du service rapide en cas de défaillance?

R. Un réflectomètre optique (OTDR) vous indiquera à quelle distance se trouve un défaut et peut être utilisé sur un réseau en fonctionnement, il vous suffit d’effectuer la recherche de panne à une longueur d’ondes différente du service. Des longueurs d’ondes de 1 625 nm ou de 1 650 nm sont utilisées en général. Si vous souhaitez bénéficier de notifications plus rapides pour pouvoir envoyer directement un technicien à l’endroit où a lieu le problème, il vous faut un système de surveillance de fibre optique (tel que nos solutions ONMSi ou SmartOTU). En associant une surveillance continue à une cartographie précise, vous serez en mesure de recevoir des notifications dès l’apparition d’une dégradation ou d’une panne, incluant leur localisation GPS.

Q. Dans le système de surveillance à distance ONMSi, à  quoi servent les réflecteurs ?

R. Un réflecteur est nécessaire lorsqu’un réseau PON est contrôlé par un système de surveillance basé sur la réflectométrie optique depuis le central. Il est utilisé pour mesurer la perte d’insertion entre le central (emplacement de l’OLT) et l’ONT (domicile) ou tout autre point situé après le coupleur. Le réflecteur se place au domicile ou au bureau de l’abonné, près de l’ONT, et permet aux systèmes de surveillance de la fibre optique (tels que nos solutions ONMSi ou SmartOTU) de localiser cet ONT avec plus de précision sur le réseau. Vous pouvez contrôler la présence du réflecteur afin de vérifier que la liaison fibre optique est toujours là et qu’il n’y a pas de coupures, tout en analysant la valeur maximale réfléchie qui servira à mesurer la perte optique.

Q. Dans le système de surveillance à distance ONMSi, le  réflecteur contient-il un filtre capable d’isoler la longueur d’ondes de 1 650 nm, afin qu’elle soit la seule réfléchie ? Combien coûte un réflecteur par ONT ?

R. La norme ITU précise qu’un ONT doit être doté d’une isolation intégrée contre la bande à grande longueur d’ondes (U-band, >1 625 nm). Pour information, le niveau d’isolation d’un réflecteur est généralement de 20 dB. Donc vous avez raison, un réflecteur isole et renvoie une longueur d’ondes spécifique tout en laissant passer les longueurs d’ondes propres aux services en amont et en aval. Cela permet aux systèmes de surveillance de fibre optique (tels que nos solutions ONMSi ou SmartOTU) de fonctionner sur un réseau en fonctionnement sans interrompre les services. Le coût d’un réflecteur est généralement de 10 $ US pour les grands déploiements (comptant des centaines de milliers d’unités).

Q. Des vitesses de transmission de l’ordre du To/s sont-elles possibles via la fibre optique ? Quelles sont les limitations ?

R. Théoriquement, la fibre optique a la capacité pour cela. C’est l’équipement de transmission et de réception qui constitue cependant sa limitation. À un certain point (taux de données transmises), il n’est plus capable de différencier le 0 du 1, mais des améliorations sont régulièrement apportées à ces équipements de transmission.

Q. Quel fabricant et quels modèles de réflectomètre optique recommandez-vous ?

R. Nous recommandons évidemment les solutions VIAVI ! (Le SmartOTDR, le MTS-4000, le MTS-6000 …) Nous proposons une large gamme de réflectomètres optiques et de solutions pour caractériser la fibre optique

Q. Existe-t-il une certification/un programme de formation pour garantir qu’une installation est bien effectuée conformément aux normes ?

R. Plusieurs de nos partenaires sont en mesure de fournir ce type de formation. Veuillez contacter VIAVI à l’adresse tac@VIAVIsolutions.com  pour recevoir les informations sur les possibilités de formation près de chez vous. Vous pouvez également consulter la bibliothèque de vidéos de conseils (vidéos « Quick Tip ») sur notre site pour plus d’informations.

Q. Comment les coupleurs optiques (splitters) sont-ils sécurisés (physiquement) ?

R. Les coupleurs sont généralement installés dans des armoires sécurisées, verrouillées avec une clé.

Q. Qu’est-ce qu’un « 5G-PON » ? S’agit-il d’un réseau PON capable de prendre en charge l’utilisation de la 5G ?

R. Afin de répondre aux besoins des normes 5G sans fil, les données pourront être transmises via une infrastructure PON vers des têtes radio distantes atteignant des débits de 10 Gb/s maximum avec les normes actuelles, ou davantage avec les normes PON de nouvelle génération, telles que la norme NG-PON2.

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